Quand on se souviendra des années 2010, je suis sûr qu’une expression nous reviendra en tête avec amusement et nostalgie :

« sortir de sa zone de confort »

Ne niez pas ! Vous l’avez déjà utilisée (ou du moins entendue).

Aujourd’hui, tout le monde sort de sa zone de confort… Dans le boulot, dans son quotidien… Le moindre geste doit s’inscrire dans cette mouvance de dépassement de soi. Car être à l’aise, c’est trop facile !

Mais ça sert à quoi VRAIMENT de sortir de sa zone de confort ?

Déjà… C’est quoi cette expression à la con ?

Faudrait-il rappeler aux gens qui sortent de leur zone de confort, la vraie définition de « confort » ?

Allez hop, ouvrons un dictionnaire (bon en fait demandons à Google, ce sera plus rapide) :

Confort : sentiment de bien être qui a une triple origine (physique, fonctionnelle et psychique). C’est une des composantes de la qualité de vie, de la santé et donc de l’accès au développement humain.

Donc oui, la meuf qui part 3 mois faire un trek en plein milieu de l’Oural, sans électricité, eau courante ni même 4G, OK, elle, on peut dire qu’elle sort littéralement de sa zone de confort en mettant à rude épreuve sa condition physique, fonctionnelle et psychique.

Mais le mec qui commande un cocktail avec de la vodka alors que d’habitude il ne boit que des mojitos non il ne sort part DU TOUT de sa zone de confort.

Mais bon, c’est comme ça, il semblerait qu’à notre époque, le moindre changement d’habitude dans notre quotidien hyper confortable doit être vu comme un exploit digne des plus grand aventuriers.

Soit.

Sortir de sa zone de confort, en 2017, c’est donc prendre des risques en version light. Des mini-challenges générant un minimum de stress et une mise en danger très partielle voire inexistante…

Sortir de sa zone de confort c’est finalement se retrouver dans une zone de confort un chouilla moins habituelle. En tout cas, à mille lieux de l’inconfort que vivent des millions de gens aux 4 coins de la planète (oui tu croirais entendre ta mère qui te parlait des enfants qui meurent de faim quand tu finissais pas tes endives… ).

Le confort l’ennemi public numéro 1

En fait, j’ai l’impression que les gens sortent de leur zone de confort, car y rester ça fait de vous un nul.

Si tu te lèves pas à 5h du mat, si tu ne cours pas de semi-marathon, si tu fais pas ton compost, si tu te forces pas un peu à faire de trucs qui vont contre ta nature, tu est un p*tain de looser… Du moins c’est ce qu’on essaye de nous faire croire ! #complot.

Parce que le confort, en fait, c’est plutôt cool ! Car quand ton corps et ton esprit n’est pas occupé à gérer de l’inconfort physique, fonctionnelle ou psychique, il a le temps pour les belles choses comme la créativité, l’amour (<- l’instant cucul de l’article c’est ici), l’amitié…  C’est se sentir bien et avoir du temps pour soi et pour les autres…

Je suis un garçon qui aime les risques et qui en prend un bon paquet, mais j’aime aussi mon confort. Et j’aime d’autant plus les risques que je sais vraiment ce dont j’ai besoin pour vivre confortablement.

Alors arrêtons de sortir faussement de nos zones de confort pour prendre des risques riquiqui et astreignants n’apportant qu’une légère satisfaction éphémère. A la place, prenons de vrais risques qui nous feront gagner des zones de confort encore plus vastes et agréables.

Dans un prochain article on parlera de l’expression « bienveillant »…